IAS, quand le cuivre court-circuite les bactéries…

Si l’on connait les vertus antimicrobiennes du cuivre depuis des siècles, ce n’est que depuis quelques années que la science se penche sur des applications dans la lutte contre les IN. À juste titre : trouant la membrane de la bactérie, les ions positifs du cuivre réduisent le temps de vie des bactéries à une paire d’heures, y compris les plus connues dans leur forme la plus résistante (Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Clostridium difficile).

N-halamines: le peint quotidien

Après les bons résultats obtenus en équipant de cuivre les poignées de porte, les rampes de soutien, les plateaux de table de nuit ou les boutons d’appel, aux États-Unis, des chercheurs proposent de s’attaquer aux murs, ou plutôt de mettre toute surface peinte au service de la lutte contre les IN : « L’idée de revêtements muraux aux propriétés bactéricides est loin d’être nouvelle et constitue aujourd’hui une active voie de recherche. Au MIT (Massachusetts Institute of Technology), une équipe a mis au point un polymère agissant mécaniquement, grâce à des micropointes perçant la membrane bactérienne, offrant l’avantage d’éviter l’apparition d’une résistance. » D’autres s’intéressent aux N-halamines, des composés organiques azotés liés à des halogènes connus comme d’excellents tueurs de microbes. « L’intérêt des N-Halamines est leur large spectre. En plus d’être efficace contre les champignons, les moisissures et les virus, les peintures incorporant des N-halamines viennent à bout de bactéries résistantes à beaucoup d’antibiotiques, comme le célèbre staphylocoque doré, Staphylococcus aureus (MRSA), devenu au cours des ans un problème majeur. »

Comme l’on peut le voir, la résistance s’organise autour de l’un des combats sanitaires des plus importants en ce début du 21e siècle. Vous pourrez en savoir plus ici sur le soutien que compte apporter HSBI en ce domaine.
Découvrir HSBI

Pour aller plus loin :

L’article Futura-sciences 

L’articledu Figaro Santé