HSBI
au soutien d’un combat de santé publique

Définitions

« Les infections nosocomiales sont les infections qui sont acquises dans un établissement de soins. Une infection est considérée comme telle lorsqu’elle était absente à l’admission. Lorsque l’état infectieux du patient à l’admission est inconnu, l’infection est classiquement considérée comme nosocomiale si elle apparaît après un délai de 48 heures d’hospitalisation. »

Définition du Conseil supérieur d’hygiène publique

« On appelle AES (Accident Exposant au Sang) tout contact avec du sang ou un liquide biologique contaminé par du sang et comportant une effraction cutanée (piqûre, coupure) ou une projection sur une muqueuse ou une peau lésée (plaies, eczéma, excoriations) »

Définition CCLIN

L’hôpital :
zone sensible

En 2009, la revue Sciences sociales et Santé posait cette question : « Infections nosocomiales : un risque collectif en cours de normalisation ? »
Cet article relatait l’évolution et les péripéties du combat de Santé publique contre les infections nosocomiales depuis les années 80 : « Depuis qu’existent des lieux dans lesquels des malades sont rassemblés, les fièvres hospitalières et autres « pourritures » d’hôpital ont pendant longtemps alimenté la représentation de l’hôpital comme mouroir. [..] L’hôpital est tout autant un « créateur de maladies » qu’une institution destinée à guérir. Si quelques précurseurs […] ont tenté dès le milieu du XIXème siècle de lutter contre ce fléau, il faut attendre « la pasteurisation de la médecine » et ses applications concrètes que sont le développement de l’asepsie comme technique et celui de l’hygiène comme discipline, pour que la mortalité hospitalière due à ces infections commence à régresser, mais sans jamais disparaître. »
Le problème est considéré pour la première fois par une circulaire ministérielle de 1973, créant dans chaque Hôpital un Comité de Lutte contre les Infections (CLI).
La fin des années 1980 voit naître une véritable sensibilisation à ce problème de santé publique, sensibilisation « créée par la crainte du sida et des risques professionnels qu’il engendre, parmi lesquels les accidents exposant au sang (AES), particulièrement redoutés. ». Ainsi en 1988, un décret instaure la réglementation des CLIN (Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales) aux fins de surveillance des IN et de formation du personnel.
Il faudra attendre les années 90 et les premiers scandales publics relayés par des associations de victimes pour accélérer la prise en charge coordonnée de ce problème.
En 1999, un décret oblige chaque établissement public ou privé d’instituer un CLIN en son sein, de se doter d’une équipe d’hygiène hospitalière opérationnelle et de définir un programme annuel d’actions de prévention, surveillance, information, formation et évaluation.

1973

Les premiers CLIN voient le jour après une prise de conscience salutaire.

4M

Aujourd’hui la moyenne des prévalences en court séjour en Europe, sur la base d’une analyse des études publiées conduite par l’ECDC (European Center for Disease prevention and Control), s’établit à environ 7%. Sur cette base et selon cette même analyse, 4 millions de patients seraient atteints par des infections nosocomiales chaque année. RAISIN 2010

RAISIN :
27 ans de maturation.

Dès lors, conscientes de l’urgence de se pencher sur ce qui pourrait être l’un des combats sanitaires des plus importants en ce début du XXIème siècle, diverses entités ont contribué à un programme national de surveillance et de lutte contre les infections nosocomiales.

En 2001, le RAISIN (Réseau d’alerte, d’Investigation et de Surveillance des Infections Nosocomiales) était créé en partenariat entre les CCLIN (Centres de Coordination de la Lutte contre les Infections Nosocomiales) et l’Institut de veille sanitaire (InVS) dont l’une des missions de surveillance, de vigilance et d’alerte concerne les infections nosocomiales et la résistance aux antibiotiques.

Le RAISIN est constitué aujourd’hui de cinq réseaux de surveillance mesurant : la consommation des antibiotiques, les bactéries multirésistantes (BMR), les accidents d’exposition au sang (AES), les infections du site opératoire (ISO) et les infections en réanimation.

Pilotage…
et contrôles

Parallèlement, la DGSO (Direction Générale de l’Offre de Soins) produisait des tableaux de bord annuels concernant les IN, véritables outils opposables aux établissements de soins. Ces données procurent une vision exhaustive de l’état des lieux et proposent une classification des divers établissements de soins, en regard de leur activité de prévention des risques en matière d’infections nosocomiales.

En 2015, la HAS (Haute Autorité de Santé) prend en charge, pour la première fois, la maîtrise d’ouvrage de la campagne de recueil des données du Bilan LIN, auparavant réalisée par la DGOS, et devient, tant pour les professionnels de santé que pour les autres acteurs, l’interlocuteur de référence des indicateurs du thème IAS (Infections Associées aux Soins, terminologie élargissant la notion d’IN).

Le dernier rapport reste encourageant quant aux efforts produits par les établissements de santé en ce qui concerne la qualité et la sécurité des soins : « 91,2% des établissements de santé sont en classe A ou B, soit une progression de plus de 5% par rapport à 2012. Ces résultats soulignent une maturité incontestable et reflètent l’investissement constant des établissements dans la prévention des infections nosocomiales. […] Néanmoins, certains domaines restent perfectibles. »

912

En 2015, une grande majorité établissements de soins sont est bien notée quant à leurs investissements en matière de lutte contre les IAS. Indicateur HAS 2016

37000

Selon l’ECDC, les 4 millions d’IN en Europe, seraient toujours à l’origine de 37 000 décès. RAISIN 2010

En chiffres :
le chaud et le froid

En 2006, un rapport du Sénat proposait ces chiffres : « On admet communément qu’en France, 6 % à 7 % des hospitalisations sont compliquées par une infection nosocomiale plus ou moins grave, soit environ 750 000 cas sur les 15 millions d’hospitalisations annuelles. »
En 2011, lors des 10 ans du RAISIN, citation : « les infections nosocomiales atteignent 5 à 10% des patients hospitalisés en Europe et 5% en France. Elles représentent 2,8% des décès hospitaliers. »
Cette évolution, corroborée par la bonne tenue de la France dans les études épidémiologiques, connote la prise de conscience et l’utilité des actions entamées depuis 27 ans.
Mais les infections nosocomiales représentent toujours un pourcentage conséquent des décès hospitaliers et comme le dit le rapport du Sénat : « on estime à 30% la proportion de celles qui pourraient être évitées par une meilleure prévention (mesures d’hygiène, locaux adaptés, etc.)»

HSBI :
au soutien d’un combat de Santé publique

Cet état des lieux pousse les autorités de Santé à poursuivre le combat que constituent la compréhension et la prévention des infections associées aux soins et à engager des réflexions plurielles, se tournant notamment vers les acteurs des biotechnologies.
En 2015, un programme national d’actions de prévention des infections associées aux soins (PROPIAS) se met en place : « Le patient et son parcours constituent le fil conducteur du PROPIAS. La transversalité de la plupart des actions permettra aux professionnels de santé, quel que soit leur lieu d’exercice, d’être partie prenante des objectifs attendus. »

Pour encadrer la prévention du risque infectieux et sa prise en charge, le PROPIAS propose 3 axes dont la « réduction des risques infectieux associés aux actes invasifs tout au long du parcours de santé. »

C’est sur cet axe qu’HSBI a fondé sa raison d’être et a basé sa recherche et le développement de ses innovations.